Actuellement je suis en location, donc je ne peux pas me permettre de construire un pigeonnier en dur.
Et je ne souhaite pas mettre des milles et des cents dans un pigeonnier. J’ai donc décidé de le construire à la main pour que cela me revienne moins cher.
Tout d’abord, j’ai demandé conseil à plusieurs membres du club Français de Pigeons Culbutants et Hauts-Volants
afin de construire quelque chose d’idéal pour cette nouvelle pratique de l’élevage du pigeon de sport que je ne connaissais pas.
Voici ce qu’il en a résulté :
le pigeonnier idéal serait conçu en trois parties : une partie pour les reproducteurs, et deux parties pour ceux de vol,
afin de pouvoir séparer mâles et femelles. Il serait de taille assez réduite, afin de pouvoir attraper facilement les pigeons,
maximum deux mètres de hauteur sur un mètre de largeur et deux mètres de profondeur pour chaque compartiment.
L’ensoleillement, celui du matin est le plus sain, une orientation Sud-Est serait donc la plus adaptée.
Bon, il va s’en dire que la perfection est impossible et j’ai fait du mieux que j’ai pu pour respecter cet idéal.
- En premier lieux, j’ai été confronté au problème de place, j’habite en lotissement et mon jardin est assez petit.
J’ai fait pas mal de plans, de vues en 3D sur le PC. Je me suis donc résigné à faire uniquement deux compartiments tout en gardant les mêmes proportions,
cela va dans le bon sens aussi pour mon portefeuille. Un compartiment reproducteur et un compartiment dédié aux pigeons de vol.
L’astuce qui m’a été soufflée est de pouvoir transformer le compartiment reproducteur en compartiment de vol lorsque la reproduction est finie.
- Ensuite, le deuxième problème est que je suis en location et donc amené à déménager,
il me faut donc réfléchir à une solution démontable. Voilà pourquoi j’ai décidé de réaliser mon pigeonnier tout en panneaux d’un mètre de large.
J’ai donc en tout deux panneaux pour le derrière, deux de chaque cotés, deux devant incluant les portes et enfin deux à l’intérieur pour faire la cloison.
Actuellement mon pigeonnier fait donc deux mètres par deux mètres. Mais, je l’ai conçu de telle façon que je puisse ajouter tout simplement
une troisième partie afin de pouvoir au prochain déménagement en faire un pigeonnier idéal si la place me le permet.
- Pour une question d’esthétique les planches en bois, recouvrant les côtés extérieurs,
sont chevauchées afin aussi de permettre à l’eau de pluie de s’écouler. J’ai choisi du sapin traité car ce n’est pas très cher et facile à travailler.
Mon Beau-père travaillant dans une scierie il m’a été plus facile de m’approvisionner en petit chevrons pour les armatures et en planches, le tout pour 100€.
- Pour le sol il m’a été conseillé de ne pas poser le pigeonnier directement par terre mais de le surélever,
pour avoir un environnement sec. J’ai donc choisi de le poser sur parpaing avec un sol en agglo hydrofugé pour qu’il s’abîme le moins possible
et qu’il puisse supporter les éclaboussures des abreuvoirs.
- Pour le toit, habitant dans le Maine et Loire, les toitures sont en ardoise, il me fallait donc une couverture noire.
J’ai donc choisi de le couvrir de tôles ondulées de goudron noir (facile à démonter en cas de déménagement).
C’était un bonne idée, mais je vous le déconseille fortement car elles se gondolent rapidement, il faudrait quasiment un soutien tous les 20cm.
La prochaine fois que je déménage, je pense que je me tournerai vers de la tôle classique, même si elle à tendance à chauffer en été.
- L’aménagement de mon pigeonnier. En ce qui concerne la cloison intérieure, comme les côtés elle est en deux panneaux,
un panneau plein afin de pouvoir y fixer des perchoirs d’un côté et les cases des reproducteurs de l’autre.
Puis un panneau grillagé avec une plainte d’environ 50cm de hauteur pour éviter tout contact entre reproducteurs et pigeons de vol
(pour éviter les œufs pondus le long d’un grillage, les roucoulements intempestifs… par exemple).
- Pour l’aménagement des portes, c'est-à-dire des balcons d’envol, je me suis complètement inspiré de ceux de Jean-Manuel Diogo,
c'est-à-dire un balcon de 40x40x40cm avec un trou de 10cm de diamètre dans la partie supérieure afin que les pigeons puissent rentrer,
il faut 3 jours d’entraînement pour qu’un pigeon comprenne bien le principe du hublot. Je préfère cela au spoutnik qui est très connu,
car, seul un pigeon entraîné peut rentrer par le hublot et ça évite donc la visite de pigeons voyageurs qui pourraient apporter des maladies au cœur du pigeonnier.
- Les perchoirs, voilà un sujet qui m’a posé problème. Mon premier perchoir était simple :
plusieurs tasseaux fixés en quadrillage afin d’obtenir des carrés de 20cm par 20cm pour accueillir un pigeon par carré.
Le principe est bien, et marche très bien, les pigeons ne se chamaillent pas, mais le gros problème est qu’ils se font tous les uns sur les autres,
j’ai donc eu un gros problème de pigeons très sales. J’ai donc décidé de supprimer celui-ci et de le remplacer par des perchoirs individuels,
en forme de ‘V’ retourné, et maintenant mes pigeons sont propres.
- Pour les cases des reproducteurs, beaucoup utilisent les cases doubles juxtaposées ou une grande case cloisonnée.
Moi, j’ai été séduit par l’idée des cases d’Emmanuel André qui se présentent de la manière suivante :
une case de 50cm de hauteur composée de deux parties superposées, la planche du bas fait 50cm de large par 40cm de profondeur
et la planche du milieu ne fait que 20cm de profondeur. Cela permet de disposer le nid sur la planche supérieure afin que la femelle ponde,
et lorsque, les petits sont âgés de 12 jours je descend le nid d'un étage et replace un nid propre pour la nouvelle ponte.
Ainsi les petits ne peuvent plus remonter, la mère, étant tranquille, peut repondre sans problème
et ainsi les jeunes restent dans le territoire des parents c’est à dire la grande planche de 50cm par 40cm.
Voilà donc comment se présente mon pigeonnier pour 200€ seulement (100€ de bois, plus 100€ de fournitures, sol, toit, planches pour les cases).
Cela fait maintenant quelques mois que je l’utilise et je suis très content de mon résultat.
Mes pigeons ont l’air de s’y plaire, la reproduction se passe bien et les Pies et les OR n’hésitent pas à y renter dès la fin de leur exhibition.
Et voilà en Juillet 2007 j'ai enfin pu déménager et j'en ai donc profité pour agrandir mon pigeonnier d'un compartiment supplémentaire.
J'ai donc maintenant 3 compartiments :
- Un de reproduction
- Un de vol pour les Femelles et les Jeunes
- Un de vol pour les Mâles
Voici les photos de ce nouveau pigeonnier:
Janvier 2009 : la neige est arrivée
Janvier 2010 : la neige revient et vous pouvez constater qu'une nouvelle extention sur la gauche est née ! C'est mon compartiment à plongeurs Wuta. vous trouverez plus de photos dans ma page "plongeur Wuta"
Première étape : l'apprentissage du Hublot
Pour un pigeon, rentrer par un hublot n'est pas facile et il a besoin d'entraînement.
Donc pour cela je place une cage sur le balcon et j'ouvre le hublot. La première fois, je fais cela le matin,
j'y place 3 ou 4 jeunes et ils ont donc toute la journée pour découvrir le hublot et y descendre.
Le lendemain, je recommence.
Le jour suivant je place les jeunes dans la cage sur le balcon à l'heure du repas et je donne à manger aux autres,
le but de cet entraînement est d'obtenir des pigeons qu'ils descendent rapidement sans hésitation par le hublot.
Je continue cet entraînement durant 1 semaine.
Deuxième étape : avoir une vue à 360° sur l'extérieur du pigeonnier
Je place mes 3 ou 4 jeunes toujours dans cette même cage mais sur le toit du pigeonnier durant au moins 3 jours et ce 2 à 3 heures par jour,
comme ça les jeunes peuvent découvrir la vue extérieure du pigeonnier en toute sécurité.
Troisième étape : le premier lâché (scotché)
Au bout du 4ième jour, je place mes 3 ou 4 jeunes dans la cage en ayant bien pris soin de scotcher les 4 premières rémiges de chaques ailes de chaques pigeons
(cela permet aux pigeons de voler mais comme la portance est moindre, ils ont une plus grande appréhension pour s'envoler et donc ils sont plus calmes).
Puis juste avant de donner le repas, je sors 3 ou 4 vieux pigeons assez calmes (cela est pour faire un effet de groupe).
Puis je soulève lentement la cage pour libérer les jeunes tout en prenant soin de n'effrayer personne et je donne à manger aux autres pigeons restés dans le pigeonnier.
Aussitôt les adultes descendent sur le balcon et rentrent par le hublot, les jeunes les regardent faire et ne tardent pas à en faire autant.
Il faut recommencer cette étape durant 2 à 3 soirs.
Quatrième étape : le premier lâché (sans scotch)
On recommence exactement l'étape 3 mais cette fois ci sans le scotch...
Puis pendant plusieurs jours je recommence l'expérience sans jamais effaroucher les jeunes en les lâchant de plus en plus tôt avant le repas,
comme ça ils commencent à se promener et faire de petits vols.
Maintenant ils ont bien compris et connaissent bien les alentours du pigeonnier, l'entraînement au vol peut commencer et là c'est top secret...
Tout d’abord, les dimensions de celui-ci, 60cm de long sur 40cm de profondeur puis 40cm de hauteur semble le mieux adapté à ce que je veux en faire.
60x40cm permet à 4 pigeons d’être à l’aise, puis 40cm de haut est un minimum pour qu’un pigeon ne puisse pas ressortir par le trou qui se trouve sur le dessus du PT.
Avec ces dimensions, il reste relativement bien transportable, mais est bien trop gros pour loger dans mon coffre de voiture sans enlever la plage arrière.
Il me faut donc penser à une solution pliable, type cagette en plastique pliable.
Bon, alors quels cotés faire pliables et quels cotés faire rabattables ? Après mure réflexion et plusieurs feuilles gribouillées,
les grands côtés de 60x40cm rabattables et les petits côtés de 40x40cm pliables semble être la meilleure solution et la plus pratique.
Me voila parti chez Casto pour acheter ce qu’il me faut, une planche en contre-plaqué de 80x60cm (4 euros) que je couperai en 2 pour faire mon panneau supérieur et inférieur,
des charnières (il m’en faut 18, cela me reviendra à 4 euros les 25, oui je suis tombé sur une super promo), des visses (de 15mm et de 12mm, j’en aurai pour 8 euros),
de la peinture (10 euros),du grillage en maille carré de 13mm (13 euros le rouleau de 50cm x 5m) et je suis passé chez mes parents pour prendre quelques chutes de tasseaux, etc.
(Ça c’est gratis, merci Papa) et voilà 39 euros de fournitures.
Et après 2 soirs de boulot, un parfait PT pliable.
Il ne reste plus que la déco, qui est d’ailleurs une part importante de l’affaire.
Il faut que le PT soit de couleur vive et claire pour pouvoir être vue de loin par les pigeons en vol.
Le blanc et le jaune, semble être parfait pour ça, j’ai choisi la couleur « Jaune Soleil »,
et voila donc un PT tout jaune.
Il est bien trop uni, j’ai donc décidé de peindre sur les 2 petits côtés le logo du club que je trouve magnifique.
Il me reste de la peinture à maquette bleu brillant, c’est impeccable, voila la touche finale.
Ce n’est pas ça qui va me faire de bons pigeons mais c’est agréable de voir un joli PT fonctionnel.
Première étape : manger dans le PT
Personnellement je préfère commencer à entraîner mes pigeons sur fixe pour avoir un premier aperçu du caractère de chaque pigeon
et de faire une première évaluation de leur potentiel.
Ce qui implique que tous les pigeons mis sur PT ensuite sont déjà habitués à évoluer chez moi et connaissent parfaitement le hublot.
Lorsque j'ai repéré les pigeons que je souhaite mettre sur PT je les place dans une cage sur le PT et je nourris dans le PT
(ils descendent assez rapidement car ils connaissent le hublot).
Je recommence cela durant plusieurs jours (3 ou 4). Le but est de leur faire comprendre qu'a partir de maintenant :
la nourriture est servie uniquement dans le PT.
Deuxième étape : descendre dans le PT
Cette étape est encore réalisée dans mon jardin près de mon pigeonnier, comme ça je suis sûr de ne perdre aucun pigeon.
Je lâche mes pigeons, ils volent au dessus de mon pigeonnier et font leurs figures, après le vol ils ont faim car c'est l'heure du repas.
Comme cela fait maintenant plusieurs jours qu'ils sont habitués à manger dans le PT, ils descendent dessus et rentre dedans.
Certains pigeons sont un peu récalcitrants et parfois ne descendent pas sur le PT le premier jour, ce n'est pas grave ils ne mangeront pas aujourd'hui et demain je vous assure qu'ils descendront.
Pour aider à les motiver vous pouvez utiliser un "dropper" que vous placez dans le PT comme ça il mange et ça motive les autres à descendre.
Le dropper est en général un petit pigeon très calme de couleur claire de préférence pour être plus facilement visible du ciel et qui ne présente pas "d'envie de voler"
car le travail de ce pigeon est de se déplacer de votre main vers le PT uniquement.
Une fois que les pigeons ont bien compris je déplace mon PT dans le jardin afin qu'il ne soit jamais à la même place chaque soir.
Au moins 2 semaines d'entraînement comme cela et les pigeons sont près à aller dans les champs.
Troisième étape : le premier lâché en plein champ (scotché)
Cette étape est importante, le pigeon ne connaît pas du tout ce nouvel environnement.
Ils doivent avoir confiance en moi et en le PT (les seules choses qu'ils connaissent ici).
Je place les pigeons dans la cage sur le PT (orifice fermé) en ayant pris soins de scotcher les 4 premières rémiges de chaques ailes de chaques pigeons
(même le dropper pour les première sortie, c'est votre ceinture de sécurité).
Bien sûr il n'ont pas mangé la veille pour vraiment les "tenir sur la faim".
Ensuite j'ouvre le hublot du PT et retire la cage délicatement sans créer l'envol des pigeons car là "c'est le drame" s'ils s'envolent tous.
C'est pourquoi à cette étape je laisse un pigeon dans le PT et je garde mon dropper dans la main pour réagir le plus vite possible.
Puis je nourris dans le PT. Je recommence cette étape durant 3 jours.
Quatrième étape : le premier lâché (sans scotch)
C'est la même étape que l'étape 3 mais il est très important maintenant d'évoluer pigeon par pigeon,
c'est à dire que je ne retire les scotchs à un seul pigeon à la fois (pour garder cet effet de groupe sur le PT).
Attention je restreins pas mal la nourriture qui est la seule motivation à les faire revenir au PT.
A partir de maintenant, les pigeons commencent à prendre leur envol et attention au premier envol, je joue tout de suite du dropper.
Il ne faut pas espérer au premier envol avoir un temps de vol et plein de figures, non, le but est d'habituer les pigeons à revenir sur le PT.
Lorsque tout cela est acquit l'entraînement réel au vol peut commencer et là c'est top secret...
Le plateau était pourri, et ne faisait que 125cm de long pour 100cm de large, au niveau largeur c'était bon, par contre je souhaitai faire une remorque de 150cm de long, alors j'ai refait un cadre pour le chassi de la remorque
puis j'ai du rallonger la flèche pour pouvoir manoeuvrer sans probleme la remorque attelé sur la voiture.
Ensuite, j'ai poncé et repeint le chassi avec une peinture anti-rouille bleu.
Puis j'ai commencé la construction du caisson :
Le compartiment arrière prévu pour 10 pigeons fait 100cm de large par 60cm de profondeur sur 80cm de haut, chaque pigeon à un perchoir compartimenté de 32cm de large environ sur 12cm.
Les deux compartiments du haut sont prévus pour 5 pigeons chacun et ils font 90cm de large par 50cm de profondeur et 40cm de hauteur.
Et le compartiment dropper prévu pour 5 pigeons environ aussi, fait 90cm de large par 50cm de profondeur et 35cm de hauteur.
Chaque compartiment est monté sur caillebotis pour la santé et la propreté du pigeonnier, l'interrieur des cases est peint en blanc pour apporté plus de luminosité et facilité le netoyage.
Et enfin, pour les longues route un plexiglass est prévu sur glissière pour obstruer les fenêtre afin que le vent ne s'engouffre pas dans les cases pour que les pigeons ne soit pas en courant d'air.